L’imperméabilisation des sols et la gestion durable des eaux pluviales

Qu’est-ce que l’imperméabilisation des sols et quelles sont ses conséquences?

Avec le développement du territoire, le sol est de plus en plus recouvert de matériaux imperméables tels que l’asphalte ou le béton qui le rendent incapable d’absorber l’eau de pluie. Ce phénomène a plusieurs conséquences environnementales.

La diminution de la couverture végétale et l’imperméabilisation des sols entraînent:

  • une augmentation et une accélération du ruissellement des eaux pluviales, contribuant ainsi à une augmentation des pics de crues;
  • une diminution de l’infiltration de l’eau dans les sols, et donc du réapprovisionnement des nappes phréatiques;
  • une diminution du pouvoir filtrant et épurateur du sols, impliquant une augmentation du transfert de polluants vers les nappes phréatiques et les cours d’eau;
  • une diminution de la régulation des gaz à effets de serre;
  • une augmentation des températures pendant la période estivale (îlots de chaleur urbains);
  • la dégradation du milieux de vie des microorganismes et des animaux.

Qu’est-ce la gestion des eaux pluviales?

Les eaux pluviales sont issues des précipitations, de la fonte des neiges ou de la glace. Lorsque ces eaux s’accumulent en surface, elles sont alors appelées eaux de ruissellement.

Sur un territoire non aménagé, ces eaux de ruissellement vont:

  • être absorbées par la végétation ou le sol,
  • s’évaporer,
  • ou se rendre au cours d’eau le plus proche.

Sur un territoire aménagé, la présence d’infrastructures imperméables entraînent une augmentation des eaux de ruissellement. Ces eaux vont transporter de nombreux contaminants qu’elles croisent sur leur chemin. 
Ces eaux vont rejoindre le réseau d’égouts pour ensuite être rejetées dans les cours d’eau et les rivières. 

Lors d’événements météorologiques importants, le réseau d’égouts peut être surchargé et ainsi contribuer aux inondations.

Les bénéfices de la gestion durable des eaux pluviales

Une bonne gestion des eaux pluviales permet de diminuer le ruissellement de surface et donc le lessivage et l’érosion des sols, responsables de la contamination des cours d’eau. Elle permet aussi la réduction des apports en eau aux usines de traitement des eaux usées et ainsi de limiter les débordements des réseaux d’égouts.

De nombreuses solutions existent et sont relativement simples à réaliser, telles que:

Diminuer les espaces imperméabless
Crédit photo: CEUM et Martin Matteau Infos et outils -eaux pluviales
Des bassins de rétention
Crédit photo: Yves Lambert Infos et outils -eaux pluviales
Des Jardins de pluie
Crédit photo: OBVMR Infos et outils -eaux pluviales
Des noues végétales
Crédit photo: Ville de Granby Infos et outils -eaux pluviales
Débrancher les gouttières
Crédit photo: Ville de Québec Infos et outils -eaux pluviales
Soutenir les producteurs agricoles pour l’adoption de bonnes pratiques au champ.
Infos et outils -eaux pluviales

Les outils 

Divers outils ont été élaborés dans le but de contribuer à une meilleure gestion des eaux pluviales.

Un guide pour les citoyens

L’Organisme de bassin versant Matapédia-Restigouche a publié un guide de conception de jardins de pluie en 2020, afin de permettre aux citoyens de contribuer à une meilleure gestion des eaux pluviales.

GUIDE POUR LA CONCEPTION DES JARDINS DE PLUIE

Des exemples de projets à travers le Québec

Le Répert’eau présente de nombreux projets de gestion durable des eaux pluviales, dont la mise en place de noues végétalisées par la ville de Granby pour limiter des problématiques de refoulement d’égout.

Il est également possible de consulter une vidéo du projet de la ville de Trois-Rivières qui met en avant une métamorphose de la rue Saint-Maurice « pour permettre une gestion optimale des eaux de pluie. À terme, ce grand projet aura également permis de revoir l’aménagement de la rue et des trottoirs, de réduire les îlots de chaleur et d’embellir le paysage dans le quartier. Une initiative rendue possible grâce au Fonds municipal vert de la Fédération canadienne des municipalités et au Fonds pour l’eau potable et le traitement des eaux usées. »

*Source: Grand projet Saint-Maurice – JS Désilets