Présence de zones à risques pour la population (inondations et glissements de terrain)

Description du problème

Les glissements de terrains se produisent le plus souvent dans les dépôts meubles, et plus particulièrement dans les dépôts argileux. Un glissement de terrain peut être défini comme le mouvement d’une masse de sol ou de roc le long d’une surface de rupture sous l’effet de la gravité, qui s’amorce essentiellement où il y a un talus. Dans la plupart des cas, le mouvement de la masse est soudain et rapide.

Source : Bilodeau et al., 2005

Un inventaire des glissements de terrain ayant affecté des bâtiments et des routes montre que dans 40 % des cas, des interventions d’origine humaine, parfois anodines, ont aggravé la situation, ou ont directement déclenché le mouvement.

Source : Ministère de la Sécurité publique et al., sans date.

Sur le territoire du bassin versant du lac Saint-Jean, les inondations ont lieu durant la période de crue des rivières, lors de la fonte des neiges. Plusieurs éléments sont responsables du débordement des cours d’eau en dehors de leur lit habituel. Ces phénomènes peuvent être naturels ou causés par l’homme. L’imperméabilisation du sol, la création de fossés, le redressement des cours d’eau et la destruction des milieux humides augmentent les apports d’eau aux cours d’eau. La construction de ponts, de ponceaux et de digues peut créer des embâcles provoquant le débordement.

D’autre part, l’engouement de plus en plus important des résidents à s’installer au bord des cours d’eau augmente encore les risques d’inondation. Certains secteurs habités sont même localisés dans des zones inondables connues.

Exemples d’observations

Instabilité du sol, mouvement de sol, secteurs situés dans la zone inondable, débordement de cours d'eau sur les terrains 

Conséquences

Dommages causés aux résidences et aux terrains, blessures ou décès

Causes

  • Artificialisation du sol
  • Barrages et seuils
  • Pratiques inadaptées sur des zones potentiellement exposées aux glissements de terrains

Manifestations sur le bassin versant du Lac-Saint-Jean

Des zones de contraintes relatives aux glissements de terrains identifiées dans les données des MRC (MRC Domaine-du-Roy, MRC Lac-Saint-Jean-Est, MRC Maria-Chapdelaine, 2010) sont localisées en bordure des rivières aux Saumons, Ouiatchouaniche, Ashuapmushuan, à l’Ours, aux Iroquois, Ticouapé, Mistassibi, Mistassini, Petite rivière Péribonka, Couchepaganiche, Belle Rivière, aux Chicots, aux Harts, des Aulnaies. De nombreux glissements de terrain se sont produits suite au déluge de 1996 dans le bassin versant de la Belle Rivière, de la rivière des Aulnaies (lac Vert, lac Kénogamichiche), le long de la rivière Couchepaganiche. (MTQ, 2008).

Plusieurs secteurs résidentiels ont été touchés par des inondations lors de la crue de 2011, en particulier le bord de la rivière Mistassini et le bord de la rivière Ouiatchouan. Pour l’instant, 15 zones inondables sont identifiées dans les schémas d’aménagement des MRC de Lac-Saint-Jean-Est, du Domaine-du-Roy et de Maria-Chapdelaine. D’autres restent à délimiter. Le nombre de bâtiments localisés dans ces zones inondables est estimé à 280 (Gouvernement du Québec). Sur les 280 bâtiments situés en zones inondables, plus de la moitié d’entre eux sont situés sur le bord de la rivière Mistassini.

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