Le bilan du ministère repose sur le signalement des citoyens

Depuis quelques années, on entend de moins en moins parler de cas d’algues bleu-vert dans les lacs de notre région, mais la problématique reste toujours présente.

Depuis 2004, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) en collaboration avec le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) a mis en place un plan de gestion des épisodes de fleur d’eau d’algues bleu-vert dans le but d’assurer la protection de la santé publique.

Nouvelle procédure

L’évaluation de la situation et les prises d’échantillon reposent uniquement sur les signalements reçus. Jusqu’en 2012, lorsqu’un citoyen ou organisation signalait la présence d’algues bleu-vert dans un plan d’eau, le ministère venait le visiter presque systématiquement. Cependant en 2013, de nouvelles dispositions ont été apportées dans la procédure de gestion.

Dorénavant, les visites sont concentrées sur les plans d’eau dont la problématique est « nouvelle ». Les plans d’eau touchés plus de trois années sur une période de six ans ne sont plus visités par le ministère à moins que ceux-ci aient certaines particularités les rendant plus sensibles.

Résultats 2013

D’après le bilan de la gestion des épisodes de fleurs d’eau d’algues bleu-vert en 2013, des plans d’eau ont été signalés sans être visités par le ministère soit le lac des Bouleaux et le lac des Commissaires de même que les secteurs de Saint-Gédéon et de Saint-Henri-de-Taillon sur le lac Saint-Jean. Ayant déjà été touchés entre 2004 et 2012, les lacs à la Croix, le lac Kénogamichiche, le lac Vert, le lac Noir, les lacs à Paré et le lac Saint-Jean dans le secteur d’Alma ont été, quant à eux, visités par le ministère en 2013.

L’analyse affirme que ces derniers sont effectivement touchés par une fleur d’eau d’algues bleu-vert. Heureusement, les résultats ont démontré qu’aucun d’entre eux n’avait la présence de cynanotoxines. Ces fameuses toxines que peuvent produire les algues bleu-vert, peuvent avoir des effets néfastes pour la santé. Si ça avait été le cas, le MDDELCC informerait les directions de santé publique (DSP) qui peut émettre rapidement des avis de restriction d’usage pour un plan d’eau ou un avis de non-consommation d’eau potable pour les systèmes de distribution.

Auteure: Cloé Rousseau

Bilan de la gestion des épisodes de fleurs d’eau d’algues bleu-vert en 2013
Publié le 8 juillet 2013
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